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Selon les Nations Unies : les principaux outils d’une Agriculture soutenable et du Développement rural sont la politique et la réforme agraire, la participation, la diversification, la conservation des terres et une meilleure gestion des éléments d’information (Chapitre 14, Rapport de la CNUCED, juin 1992).
OBJET ET CHAMPS D’ETUDE
Depuis la Conférence de Stockholm sur l’Environnement, en 1972,
jusqu’au Sommet Mondial de l’Alimentation, en 1996, des leaders internationaux
et des Chefs d’Etats sont à la recherche de solutions pour surmonter
les crises globales. Parmi les conclusions de plusieurs Sommets,
la plus significative est un constat d’unité.
La crise commune est la pauvreté. Si les protocoles du Sommet étaient
mélangés dans un plan international, l’appel mettrait
l’accent - pour action - sur le manque d’accès, par les pauvres,
aux ressources productives, sur leur participation insuffisante aux
décisions qui affectent leur vie quotidienne, la distribution
inéquitable de la richesse et le besoin de réformes dans
les politiques macro-économiques qui affectent les pauvres.
La pauvreté est un défi quotidien pour 800 millions de
personnes luttant pour trouver leur subsistance de base.
60% viennent de régions rurales et vivent dans un environnement
sensible de faible productivité. Parmi eux, plus de 350 millions
sont sans terres ou presque. De nombreuses personnes arguent que dans la
plupart des pays en développement l’accès à la terre
reste la meilleure opportunité de devenir autonome pour les familles
pauvres. Cependant, la manière dont on régule
la terre, dont les droits sont accordés et les conflits
résolus détermine pour les pauvres des zones rurales les
incitations et les opportunités à :
. assurer la sécurité alimentaire de leur
famille
. conserver et restaurer leurs écosystèmes
agricoles
. avoir accès aux services financiers
. gagner plus en produisant des surplus commercialisables
. accumuler du capital et des actifs
. utiliser leur propre force de travail et des investissements
pour soutenir la base des ressources naturelles
. constituer des réserves pour faire face à la
sécheresse et préserver leurs acquis durant les périodes
de pénuries agricoles
. investir dans des choix de subsistance alternatifs
Les cycles de production alimentaire durable sont centrés sur
le peuple
L’agriculture soutenable et le développement durable sont liés
essentiellement à la façon dont la population organise
son système social, économique et politique pour prendre
les décisions critiques sur qui a le droit
d’utiliser les ressources, de quelle manière, pour
combien de temps et dans quels buts. Bien entendu, quand les droits
de propriété manquent ou sont peu sûrs, les fermiers
ne peuvent être certains de recevoir les bénéfices
et manquent, dès lors, de stimulations pour investir dans des pratiques
d’agriculture soutenable et d’utilisation des terres. Néanmoins,
le cercle vicieux qui lie faim et pauvreté à la dégradation
des ressources naturelles peut être rompu, dans une large mesure,
en garantissant que le pauvre rural obtient un accès à
la terre, à l’eau, au crédit et à la technologie.
Des droits d’occupation appropriés et des droits de propriété peuvent améliorer la sécurité alimentaire, accroître les revenus des pauvres ruraux, réduire l’inégalité face aux propriétaires fonciers et prévenir les conflits ruraux. Des accès plus sûrs aux terres, p.ex., peuvent catalyser des pratiques d’utilisation durable des ressources, améliorer la gestion des sols et contribuer à combattre la désertification.
En dépit de ces arguments décisifs, les difficultés politiques et économiques associées à la réforme du droit d’occupation de la terre ont été énormes. De plus, dans certains cas, la réforme agraire fut un échec parce que les bénéficiaires n’ont pas été impliqués et que la seule terre accordée était infertile.
Heureusement, de nouvelles possibilités émergent qui permettent d’envisager des conditions plus favorables. Cela inclut les efforts fructueux de la société civile, l’émergence des institutions démocratiques et un éveil politique croissant à propos des conséquences que pourrait avoir une négligence prolongée des populations rurales.
Des études en cours tendent à démontrer qu’il existe des relations inversément proportionnelles entre la taille d’une ferme et sa productivité. Ceci révèle que la réforme du droit d’occupation des terres contribue non seulement à plus d’égalité en faveur des petits propriétaires, mais aussi à se rapprocher du but d’une Agriculture soutenable et du Développement rural (SARD), soit “une rentabilité croissante des terres déjà cultivée, en évitant une appropriation des terres de qualité moindre pour les cultures” (Chap. 14, Ibid). En outre, les membres d’une famille de petits propriétaires participent ainsi à maintenir une sécurité alimentaire.
La libéralisation de l’économie est en train d’éliminer
graduellement les subsides qui ont souvent favorisé les grands
fermiers. La taxation sur les terres se développe couramment
dans la mesure où les gouvernements s’efforcent de trouver des sources
de revenus. Il est donc de plus en plus coûteux, pour les grands
propriétaires, de garder des terres pour des buts spéculatifs.
Résultat : les terrains sur le marché devraient devenir
financièrement plus accessibles aux pauvres des régions rurales.
Une meilleure approche des systèmes d’occupation du sol inclus une
réforme agraire adaptée aux marchés, le leasing
des terres, un système de partage des récoltes, tout ceci
sont des exemples innovants qui ont pour but de faciliter l’accès
à la terre pour les pauvres ruraux.
Il est généralement admis que la dégradation de
la terre et la perte des sols menacent les moyens d’existence de millions
de personnes, ainsi que la sécurité alimentaire avenir, ayant
des conséquences sur les ressources en eau et sur la préservation
de la biodiversité. Selon la Décision III/11 de la
Conférence des Parties à la Convention sur la Biodiversité,
la communauté internationale reconnaît la nécessité
d’une approche intégrée de l’écosystème
de gestion des sols et de la terre. Les scientifiques et spécialistes
du développement reconnaissent que les causes réelles de
la dégradation des sols résident dans le déséquilibre
des pouvoirs, des richesses et de l’accès aux ressources.
Ils reconnaissent que la restauration des terres dégradées
et la protection de l’eau, des sols et des forêts exige que les pauvres
obtiennent une garantie d’accès à la terre et aux services
qui en découlent, ainsi qu’aux ressources productives
Cependant, il existe encore de nombreux endroits où les préjugés urbains historiques contribuent toujours à négliger les zones rurales et les paysans. Aujourd’hui, le nombre de pauvres des régions rurales s’augmente de ceux qui, pour des raisons diverses, viennent de zones plus fertiles ou connaissent une dégradation de la terre : expropriation, pression démographique, privatisation des terres, expansion de l’agriculture commerciale, service de la dette et conflits ethniques ou de la terre. Il ne peut y avoir agriculture soutenable et développement rural là où il y a conflit à propos des terres.
Une législation appropriée est d’une importance vitale. D’égale signification aussi est l’existence d’un système de contrôle, de surveillance et de renforcement des méchanismes qui assurent l’application des lois et des règlements à l’échelle nationale et locale. Dans certains cas, même lorsqu’existe une législation et une réforme agraire, la mise en oeuvre est lente ou retardée ou manipulée par la classe dominante des possédants. Le plus souvent, les obstacles à de telles réformes ne sont pas techniques mais institutionnels.
Agriculture soutenable et gestion de la terre
Réforme agraire =
droit d’occupation de la terre + services de soutien + bonne
gouvernabilité
Résistance des grands propriétaires terriens
L’histoire de la réforme agraire a montré que des mouvements
de la société civile, sans le support des institutions et
du public, et des réformes gouvernementales sans le support de la
société civile, ont failli de la même manière.
Au niveau officiel, l’assistance au développement affirme que la
durabilité passe par la prise de pouvoir des populations pour devenir
les acteurs de leur propre développement. Elles doivent donc participer
aux prises de décision qui les concernent. De même, la participation
n’a pas de sens si elle n’aboutit pas à un accès aux
ressources de production. Il est nécessaire de revitaliser
les liens entre gouvernements et organisations de la société
civile avec l’appui moral et financier de la communauté internationale.
Cependant, la participation peut être aisément manipulée à moins que les institutions soient développées et donnent non seulement une voix aux fermiers qui appliquent des politiques de durabilité, mais leurs permettent d’engager des décideurs et d’obtenir un large soutien public. Sans dialogue soutenu, il est improbable que les gouvernements locaux développeront les engagements nécessaires à une réforme agraire et pour une agriculture durable. Si les fermiers sont réellement encouragés par des politiques agraires soutenables, leur capacité d’organisation doit être renforcée et des alliances et coalitions doivent être forgées avec d’autres types d’organisation.
Pour quelque temps, on a reconnu le besoin d’encouragement à de nouvelles formes de partenariat entre la société civile, les gouvernements et les organisations internationales. Le partenariat des groupes d’intérêts multiples vise: à augmenter le partage d’informations, la création commune d’agendas pour action, les campagnes d’opinion stratégiques bien ciblées, les projets pilotes pour créer de nouvelles façons de travailler ensemble et mieux cibler les ressources existantes des pauvres.
Aujourd’hui, la réforme du droit d’occupation de sols et l’accès aux biens de production est à nouveau inscrite sur les agendas nationaux et internationaux, en reconnaissance de leur importance économique, sociale et de la stabilité politique. L’accès à la propriété par les pauvres des régions rurales est de plus en plus admis comme essentiel pour la croissance économique. L’égalité sociale prend une réelle valeur. Les structures des fermes et les modèles d’occupation des terres ont besoin d’être adaptés à trois objectifs: accroissement de la production alimentaire, promotion d’un meilleur partage des bénéfices dus au progrès agraires et diminution de l’impact négatif agro-écologique sur la base les ressources naturelles.
Des accords améliorés concernant l’occupation des terres ont le potentiel de casser le cycle pauvreté/dégradation des sols. Ceci n’est pas nouveau. Par exemple, en 1979, lors de la Conférence mondiale sur la Réforme agraire et le Développement rural (WCARRD), les gouvernements ont reconnu ces faits. De plus, la Déclaration de Rome de 1996, au Sommet Mondial pour l’Alimentation, fut acceptée par les Chefs d’Etats et les gouvernements, par acclamation. Elle mettait à nouveau l’accent sur le rapport direct entre l’accès à la terre, la prévention de la famine et un développement environnementalement durable.
On pourrait dire que les composants essentiels d’un programme d’action n’ont pas changer de façon significative. Aussi bien le WCAARD que le Sommet Mondial pour l’Alimentation donnent de l’importance aux points suivants :
? que les populations rurales pauvres obtiennent l’accès à
la terre et aux ressources en eau, aux biens et aux services utiles
à l’agriculture, aux facilités de recherche et d’extension;
? la participation communautaire dans la préparation, la mise
en application et l’évaluation de programmes de développement
rural;
? la nécessité de structures et de modèles de commerce international et des investissements ajustés, de manière à faciliter la mise en application de stratégies de développement rural contre la pauvreté;
? la croissance est nécessaire mais pas suffisante puisqu’elle doit être renforcée par plus de justice et de participation des populations.
La mise en pratique des principes et objectifs du SARD nécessite une action sur un large front, soutenu par des ressources adéquates. Ceci devrait aboutir à l’union entre communautés locales, ONGs, institutions gouvernementales, organisations intergouvernementales et institutions financières internationales dans une stratégie commune concertée.
La communauté internationale a reconnu le besoin d’une approche intégrée pour la protection et la gestion durable de la terre et des ressources du sol, ce qui implique la participation de tous les peuples, des organisations non-gouvernementales et des organisations communautaires et, tout particulièrement, des femmes dont le rôle vital en zone rurale est fréquemment nié et sous-évalué. Cela devrait inclure des actions garantissant l’occupation des terres pour ceux qui ont un accès à la terre, aux crédits et à la formation, aussi bien que la suppression d’obstacles qui freinent les fermiers, spéciallement les petites exploitations et les paysans, les empêchant d’investir et d’améliorer leurs exploitations.
Des opportunités doivent être données, spécialement aux peuplades autochtones afin qu’elles bénéficient de leurs rapports historiques, intégraux et inviolables avec la Terre et les autres ressources naturelles. Par exemple, au para. 26.1 de “Bases pour Action” de l’Agenda 21, il est reconnu “la relation entre l’environnement naturel et son développement et l’épanouissement culturel, social, économique et physique des peuplades indigènes..” et il est reconnu au para 26.3 (ii) “que les terres des peuplades autochtones et de leurs communautés devraient être protégées des activités néfastes à l’environnement ou que les peuplades autochtones considèrent comme sociallement ou culturellement inappropriées.”
La Déclaration de Rio sur l’Environnement et le Développement, reconnue à la Conférence de 1992 des Nations Unies pour l’Environnement et le Développement (CNUCED), met l’accent sur l’occupation du sol, dans divers chapitres, inclus “Combattre la pauvreté, gérer les ressources de la terre, l’agriculture soutenable et développement rural, renforcer le rôle des fermiers”.
Le Plan d’Action du Sommet pour l’Alimentation mondiale a aussi attiré
l’attention sur l’inadéquation de l’accès des pauvres des
zones rurales, au moyens de production, y compris la terre, l’eau, la technologie
appropriée et le crédit agricole. Ces éléments
sont renforcés par le mandat de la Popular Coalition to Eradicate
Hunger and Poverty, une coaliton de la société, civile
et d’organisations intergouvernementales, dont le mandat est la revitalisation
de la réforme agraire au travers d’une approche holistique qui inclus
le droit d’occupation des sols, le soutien aux services et la participation
des pauvres ruraux à la formulation des politiques publiques affectant
les moyens de subsistance de leurs communautés.
Action institutionnelle et Partenariat envisageable
Faire la diffférence - Les actions individuelles, aussi bien que celles réalisées en collaboration par les gouvernements, la société civile et les organisations intergouvernementales, peuvent faire la différence et amener des solutions durables, en :
1. assistant les gouvernements pour la réalisation de cadres
légaux appropriés, de régulation et judiciaires qui
puissent enregistrer et protéger les droits des peuples sur les
ressources:
2. soutenant des alliances entre des secteurs différents afin
de construire une base de soutien politique et économique pour la
réforme sur le droit d’occupation du sol, l’accès aux
informations et la protection des ressources naturelles de base;
3. développant l’éducation du public pour qu’il soit
informé que les petites entreprises agricoles sont potentiellement
plus productives et environnementallement plus durables que celles à
grande échelle commerciales;
4. renforçant l’organisation des communautés rurales
vers des structures de taille suffisante qui soient viables en termes de
crédits et de marché vis-à-vis des fournisseurs de
services commerciaux;
5. soutenant et persuadant moralement les organisations
internationales pour qu’elles orientent leur assistance financière
vers l’inscription des droits aux ressources de la terre dans les agendas
nationaux ;
6. aidant les populations sans terre ou presque sans terre à
développer une prise conscience de leurs droits et de la possibilité
de changements;
7. soutenant les travailleurs ruraux et les organisations de paysans,
en s’assurant que les femmes/chef de famille, les veuves, les peuplades
autochtones, les castes inférieures et autres groupes de populations
marginales sont pris en compte;
8. faisant la promotion de la ratification et application des conventions
internationales existantes relatives aux peuplades autochtones et à
leurs communautés, et faisant la promotion de l’adoption,
par l’Assemblée générale, de la déclaration
des droits des populations autochtones” ;
9. reconnaissant la nécessité de préserver
le savoir des Peuplades Autochtones et de renforcer leurs systèmes
de gestion des ressources traditionnelles ;
10. établissant des coalitions entre populations urbaines
et rurales autour de thèmes communs comme l’effet de l’exode rural
sur l’économie rurale et ses effets aggravant sur la pauvreté
urbaine;
11.établissant une Commission de la Terre indépendante
et responsable qui comprenne la participation des bénéficiaires
potentiels;
12. assurant l’enregistrement des femmes sous leur nom
dans les registres fonciers; s’assurant que leurs droits sont
compris dans les systèmes de propriété communautaires,
en établissant et protégeant le
droit d’héritage des veuves et des filles et en assurant la représentation
des femmes dans les organes de décision locaux et dans les commissions
foncières;
13. déterminant et protégeant les formes traditionnelles
d’occupation des sols telle la propriété communale et les
zones de pâturage;
14. assurant la promotion d’une gestion améliorée des
terres et des pratiques de conservation du sol;
15. stoppant l’expansion de l’exploitation agricole à la limite
des zones fragiles;
16. retirant les subsides et les facilités fiscales qui
donnent davantage de privilèges aux grands fermiers;
17. établissant des systèmes de taxes foncières,
spécialement pour les terrains en friches et les terres non
cultivées pour des raisons spéculatives;
18. développant des méthodes pour renforcer le financement
d’une réforme foncière, ainsi que des services après
acquisition, tels que ceux des banques hypothécaires,
des plans de remboursement et un système d’imposition
fiscal adapté;
19. encourageant les forums innovants, la réalisation de conventions
et les occasions de débats publics sur les droits de la terre
et l’agriculture soutenable, en vue d’améliorer les systèmes
de subsistances en zone rurale;
20. incluant la participation des bénéficiaires dans
le processus de mise en valeur des terres; déterminant le
mode de remboursement des dettes adapté aux capacités des
bénéficiaires en tenant compte de leurs disponibilités
de travail, de leur formation et du rendement de leurs terres, ainsi que
de la technologie dont ils disposent et de leurs profits estimés;
21. renforçant l’enregistrement des terres, les systèmes
de cadastre et les relevés topographiques;
22. réduisant les pertes et améliorant la distribution
de services grâce aux organisations de populations rurales
pour relayer les services gouvernementaux;
23.développant le capital humain en investissant dans les écoles
rurales, les services de santé et l’accroissement des services
de formation;
24. rénforçant les systèmes de collecte,
l’analyse et le partage des connaissances et approches nouvelles
et innovatives en matière de réforme foncière
qui démontrent la capacité à surmonter les contraintes
déjà rencontrées dans les modèles de réforme
sectorielle de l’agriculture;
25. élaborant des méthodes participatives afin d’assister
gouvernements et société civile à faire le suivi
des progrès vers un accès plus sûr à la terre
et aux biens de production, ceci dans le contexte
du Sommet Alimentaire Mondial et de la Commission pour le Développement
Durable.
REFERENCES
- Rapport de la Conférence des N.U. sur l’Environnement et le
Développement -
chap. 3 - chap. 14 - chap. 26 A/CONF.151/26, 12 août 1992
- Jazairy, I., Alowgir, M. et Panuccio, T., 1992. The State of the
World Poverty: an inquiry into its causes and consequences.
Rome, IFAD
A common citation for the inverse relationship between farm size
and productivity is
Berry, R. et W. Cline, 1979. Agrarian Structure and Productivity
in Developing Countries,
Genève : Organisation Internationale du Travail (OIT).
On a related issue, some noted studies have looked specifically
at the relationship between nutritional standards and property ownership,
including Valverde, V. et al. 1977. Relations entre “Family
Land Availability and Nutritional Status” in Ecology of Food and Nutrition,
6
Références additionnelles couramment citées :
- Alston, L.G. Libecap and B. Mueller, 1997. Violence and the Development
of Property
Rights to Land in the Brazilian Amazon in Drobak, J & Nye,
J. (ed) The Frontiers of the New Institutional
Economics. London : Academic Press: 5-164
- Atwood,D. 1990. Land Registration in Africa: the impact on agricultural
production in
World Development.
18: 659-671.
- Berry, R. and W. Cline. 1999. Agrarian Structure and Productivity
in Developing
Countries. Genève : OIT.
- Binswanger, H., K. Deininger and G. Feder 1995. Power, Distortions, Revolt and Reform in Agricultural Land Relations. Prepared for Behrman, J. and T. Srinivasan (eds) Handsbook of Development Economics, Volume III. Behrman, J. and T. Srinivasan (eds).
- Dasgupta, P. 1993. An Inquiry into Well-Being and Destitution. Oxford : Clarendon Press.
- de Janvry, A. 1981. Land Reform and the Agrarian Question in
Latin America.
Baltimore : Johns Hopkins University Press.
- Deininger, K. 1998. Making Negotiated Land Reform Work : initial Experience
from
Colombia, Brazil and South Africa. Mimeo. World Bank. Washington
D.C. The World Bank.
- FAO, 1999. The continuing Need for Land Reform in Latin America : Making the case for civil society. FAO Land Tenure Series. Concept Paper 1 (vol.1).
- Feder, G., and D. Feeney. 1991. Land Tenure and Property Rights : theory and Implications for development policy. in World Bank Economic Review. 5: 135-155
- The Don Bosch Declaration -
http://www.fao.org/WAICENT/FAOINFO/SUSTDEV/EPdirect/EPre0024.htm
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Genève, février 2000 / adaptation française :
Juana Bastian & Margarita Pacheco